Gravure de Goya
GOYA :


Série CAPRICHOS (caprices)
N°1 'Autoportrait'

Eau-forte, aquatinte, pointe sèche | 215x151mm
  Francisco de Goya (1746-1828)

Il fut non seulement l’un des plus grands maîtres de la peinture européenne, mais aussi l’un des plus grands graveurs de tous les temps. A travers ce mode d’expression, il témoigne des cinquante années parmi les plus sombres de l'histoire de son pays et porte un regard lucide et désabusé sur les mœurs de son temps. Dans ses gravures, Goya s’exprime de manière beaucoup plus personnelle et révèle sa philosophie.

Cette exposition exceptionnelle, provenant de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando de Madrid, rassemble des œuvres extraites des Caprices, des Disparates, des Désastres de la Guerre, et de la Tauromachie.

Les célèbres Caprices (1797-1799) dénoncent les travers de la société espagnole tout en adoptant un langage universel. Goya y aborde des thèmes atemporels (prostitution, justice, enseignement, religion, inégalités sociales) avec un art d’une vitalité étonnante, mêlant réalisme et thèmes fantastiques. Les Caprices révèlent ainsi la liberté sans bornes de l’artiste qui fait se côtoyer démons et vieilles coquettes, ambiance macabre et satire de mœurs moqueuse.

La série des Désastres de la Guerre (1810-1820) a été réalisée suite à la période troublée de l'invasion de l'Espagne par les troupes napoléoniennes. Ruade pacificiste, d’un réalisme terrifiant (scènes d'exécution, de famines...) ponctué de commentaires ioniques, Les Désastres de la Guerre disent l’horreur et la barbarie de toutes les guerres, et montrent ainsi la force de l’engagement d’un Goya imprégné des Lumières.

La Tauromachie (1815-1816) révèle la beauté du duel entre l’homme et l’animal, et met en scène la mort qui triomphe dans l’arène.

Les Disparates (1816-1823) reprennent enfin l’ensemble des motifs des séries précédentes et constituent une œuvre empreinte d’irrationalité d’une surprenante modernité.


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